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14 commentaires

  1. 100% d’accord avec toi! Je reste optimiste dans la mesure où notre action restera toujours thérapeutique. D’ailleurs, kinési (mouvement) thérapie (soin) nous donne étymologiquement la légitimité nécessaire pour résoudre un problème mécanique avant un retour à la fonction ( travail, sport et loisirs). Nous resterons les spécialistes de la thérapie par le mouvement. Hands off ne signifie pas que personne ne bouge, au contraire, cela peut déclencher un déclic chez le patient puisqu’il devient acteur et non spectateur de sa rééducation, et par conséquent plus actif. A nous de devenir de bons guides.

    1. A nous aujourd’hui de se rapprocher de la définition apprise en cours de quest ce quest 1 patient: être biopsychosocial…
      En 2ans d’expériences, je me demande aujourd’hui si je ne devrai pas proposer aux syndicats une nouvelle cotation qui permettrait la prise en charge des Lombalgies/cervicalgies pour causes de stress/malbouffe…
      Ou de demander un tarif de psychologue/psychiatre… oui parce que mon métier initialement technique et soit disant methodique/mécanique est en fait surtout psychologique et psychique… Je trouve…
      Cet article est royal parce quil permet de mettre en avant malgré nous la plus grande efficacité de toutes les médecines parallèles que beaucoup d’entre nous dénigrent…

      Je sais pas où on va… Mais on y va.
      Et ps: entièrement d’accord avec vous cher auteur de cet article!

  2. Je trouve dommage ce virage hands off… je m’explique… Je pense qu’au dela du soin, notre société manque de contact. Je crois que nous ne devrions pas oublier ce besoin fondamental humain. En tant que kiné, nous sommes les thérapeutes qui touchons régulièrement des patients et je crois que c’est très important. Enfin ce n’est que mon avis

  3. Julien, je te soutiens totalement et te remercie pour cet article !
    Je ne manquerai pas de lire la source également !!

    Certes, le thème est polémique, mais à un moment donné il faut dire les choses.

    Il faut se sortir de sa petite vision de la santé basée sur le système de soin uniquement, et encore, en le voyant depuis un prisme minuscule qu’est celui du traitement « physique » des pathologies Musculo-Squelettiques.

    Intégrer cette vision moderne de la douleur, qui nous apprend qu’elle va beauuucoup plus loins que la simple prise en charge biomécanique.

    Intégrer l’esprit critique qui nous amène à délaisser ou reconsidérer 90% de nos techniques…

    Et accepter que notre profession va devenir de plus en plus une profession d’accompagnateurs, de conseillers en santé, avec une vision moderne et globale alliant au minimum une évaluation de qualité, des connaissances en psychologie / arts de la communication, modulation des croyances et éducation du patient…

    Sujet à développer, à approfondir, et merci pour ce coup d’envoi !!!

  4. je ne reprendrais qu’une petite partie : « N’est-il pas tant d’arrêter de papouiller nos patients, de leur faire craquer les vertèbres lombaires ou encore de faire fonctionner EDF à base de lampes infrarouges, ultrasons et autre électrostimulation? Et sur 30min de séance, même pour ceux qui font de la kinésithérapie active, est-on aussi efficace pour la santé que 30min de marche quotidienne?  »

    c’est oublier la part psychologique du patient qui subit 2000 ans d’éducation judéo-chrétienne gréco-latine et le célèbre geste miraculeux :  » lève toi et marche  » …. voila ce qu’on vient chercher chez nous . les patients sont ils près à faire des efforts par eux memes ou attendent ils d’etre « papouillés  » par nos soins ?

    1. C’est ce que viennent chercher beaucoup de nos patients mais ça ne les soigne pas, ça leur apporte seulement un mieux-être passager. Et c’est ce qui coûte hyper cher à la sécu, car le fond du problème est là.
      C’est pour ça que l’Education du patient est la chose la plus importante à développer, à mon avis. Et c’est d’ailleurs l’axe de travail de notre ministre de la Santé.

  5. Article super intéressant qui pose les bases de l’avenir.

    En effet l’explosion de notre démographie risque de poser problème lorsqu’on va se mettre à regarder vraiment les soins dans lesquels nous apportons une réelle plus value …

    Quand on voit la démographie des kinésithérapeutes dans les pays anglo saxons par exemple …

  6. Merci Julien! Tout à fait d’accord ! Et depuis 5 ans j’ai déjà pris ce virage…
    Je n’ai plus exactement La même clientèle et je me sens mieux …

  7. Je citerai le discours de P Matthieu, présidente du CNO, en ouverture de la conf de l’ordre à Paris: «Nous allons passer d’une profession réalisant une prise en charge individuelle thérapeutique à une profession réalisant une prise en charge préventive de groupe».
    Enfin c’était à peu près ça; c’est exactement ce que décrit ton article.
    Le problème qui en découle c’est qu’il faudra beaucoup moins de professionnels….
    Le Raphou dit ça parcequ’il est tout maigre, et que ça le rend jaloux.

  8. Article très intéressant qui pose plusieurs questions essentielles sur notre avenir, merci pour ça ! Il me semble cependant que nous kinésithérapeutes ne seront pas les seuls concernés par ces changements. Si on regarde le nombre ahurissant de traitements médicaux actuels jugés peu utiles voir inefficaces (je vous recommande de regarder par exemple l’efficacité des traitements contre les troubles du sommeil) et l’importance croissante que devrait prendre l’application personnelle d’une meilleure hygiène de vie. Ou encore l’efficacité très discuté des traitements chirurgicaux sur les pathologies du dos, ou même sur les opérations des ligaments croisés, qui sont de moins en moins nombreuses avec de plus en plus de patients qui ne font que de la rééducation. Il me semble que c’est tout le système de santé dans sa globalité qui devrait être repensé à l’avenir, avec beaucoup de soins actuels inutiles et une part allouée à la prévention qui ne devrait qu’augmenter. Peut être que nous sommes un peu trop centré sur notre profession quotidienne (ce qui est bien compréhensible) pour nous rendre compte qu’en réalité on retrouve un peu les même problématiques qui se posent et vont également compter à l’avenir dans les autres professions de santé.

  9. L’inefficacité de certains traitements n’étant pas encore démontré, j’arrive à la limite à comprendre que certains de mes confrères les utilisent…ce que je ne parviens pas à comprendre, c’est le pourcentage non négligeable (majoritaire ?) de cabinets qui utilisent des ultrasons par exemple, alors qu’il a été démontré par des méta analyses qu’ils n’avaient pas plus d’effet qu’un effet placebo. Le père Stanish doit se retourner dans sa tombe.
    Pour ceux que ça intéressent voici une liste non suggestive de ce qui ne sert strictement à rien: électrodes, lampes chauffante, massage, préssothérapie, TENS, LPG, ondes de choc dans plus de 50% des cas, TRUST.

    Merci pour l’article et pour ton courage !

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