Interview: La TMO et OMT-France vues par Sophie Taillefer

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Bonjour Sophie, tu es kinésithérapeute libérale et passionnée de Thérapie Manuelle Orthopédique. Tu es également très active au niveau associatif car tu fais partie du conseil d’administration d’OMT-France. Ma première question est assez simple: Qu’est-ce qui te plait dans la thérapie manuelle? Qui, ou qu’est-ce, qui a fait que tu t’es passionnée pour la TMO?

Bonjour Julien, et un grand merci de t’intéresser à la TMO et à OMT-France, il y a tant à dire !

Comme certains d’entre nous, j’ai eu la chance d’assister au « Forum de la Thérapie Manuelle Orthopédique » organisé par Pierre Trudelle en 2011. Il s’agissait d’un congrès qui présentait les plus grands concepts de TMO : Maitland, Mulligan, Cyriax, Kaltenborn, la Neurodynamique, etc à la suite duquel j’ai choisi de suivre le programme national du Canada (CAMPT) importé en France.

Ce qui me plait, c’est de pouvoir approfondir mon champ de compétence, sans changer de philosophie de traitement ni de métier. C’est une « spécialité » réservée au kinésithérapeute, puisque c’est de la kinésithérapie. C’est donc de pouvoir allier le côté manuel et toute la technique qui en découle, avec le côté théorique et scientifique.

« La TMO, ce n’est pas que de la thérapie manuelle »

La TMO, ce n’est pas que de la thérapie manuelle. Elle intègre différents modes de traitements « hands on » (techniques de mobilisations/manipulation articulaire, traitement des tissus mous, travail du contrôle moteur (un muscle qui ne se contracte pas au bon moment et/ou trop ou pas suffisamment) et de renforcement, mobilisations neuro-méningées, etc ; ainsi que du « hands-off » comme l’éducation à la douleur.

Pouvoir intégrer la science autant que possible à mon traitement, avec l’approche Evidence Based Practice (EBP) est très valorisant. En effet, on apprend à construire un raisonnement clinique, et donc formuler des hypothèses pour ensuite les valider, ou les invalider, en fonction des tests. Bref, c’est comme une enquête policière où l’on devrait essayer de trouver les coupables (physiques ou non) responsables de la douleur et/ou »dysfonction » du patient (en simplifiant bien sur).

D’autant plus que l’on sait que l’on ne peut pas toujours s’appuyer sur l’imagerie pour faire un diagnostic [1]:

On sait également que pour une même localisation de douleur, il y a potentiellement plusieurs sources possibles (douleur locale, points triggers, douleur projetées, etc.).

Je ne souhaitais pas apprendre une technique miracle ou une recette, car je sais que ces techniques ne fonctionnent que jusqu’à un certain point, et cela ne me satisfait pas sur le plan intellectuel. Il y a des explications pour la plupart des douleurs/dysfonctions, régulièrement remises en question par la science.

D’ailleurs, se former en TMO nous amène à rencontrer des physiothérapeutes ayant suivi le plus souvent un cursus universitaire et donc ayant accès à la recherche pour justifier leur pratique. Et ça fait la différence. En France, l’offre en formation continue est abondante et c’est difficile, en tant que jeune diplômé, de faire la part des choses.

« En France, l’offre en formation continue est abondante

et c’est difficile, en tant que jeune diplômé, de faire la part des choses. »

La thérapie manuelle est devenue à la mode ces derniers temps, on en entend beaucoup parler. Entre thérapie manuelle, ostéopathie et thérapie manuelle orthopédique, la plupart d’entre nous a du mal à s’y retrouver.  Peux-tu nous donner une définition de la thérapie manuelle orthopédique?

Très bonne question!

La thérapie manuelle est un terme généraliste, qui regroupe TOUTES les formes de traitements manuels disponibles pour différents publics (professionnel ou non). Cela implique une grande hétérogénéité des concepts et des pratiques, et immanquablement, souvent peu de rigueur scientifique. Un livre intéressant pour comprendre l’origine des différentes thérapies manuelles est Tout ce que vous n’avez jamais voulu savoir sur les thérapies manuelles, de Nicolas Pinsault et Richard Monvoisin.

Tout ce que vous n’avez jamais voulu savoir sur les thérapies manuelles


La Thérapie Manuelle Orthopédique est un domaine de la physiothérapie/kinésithérapie spécialisé dans la prise en charge des problèmes neuro-musculo-squelettiques. Elle est basée sur un raisonnement clinique avancé et utilise des approches thérapeutiques très spécifiques incluant entre autres techniques manuelles et exercices thérapeutiques. LaTMO est guidée par les preuves scientifiques et cliniques disponibles (Evidence-Based Practice) et le cadre bio-psycho-social de chaque patient (Définition IFOMPT).


 

La TMO n’est donc pas une mode. C’est un domaine spécialisé de la physiothérapie/kinésithérapie, qui est en perpétuelle évolution grâce à la recherche clinique.

Son enseignement est régie depuis 40 ans par l‘IFOMPT (International Federation of Orthopaedic Manipulative Physical Therapists). Il s’agit d’un sous-groupe de la WCPT (World Confederation for Physical Therapy), soit le groupement international des kinésithérapeutes, qui est elle-même un sous-groupe de l’Organisation Mondiale de la Santé. Elle regroupe 22 pays membres , dont la plupart de nos voisins européens.

En France, les kinésithérapeutes ne peuvent se former en TMO seulement que depuis quelques années grâce à l’importation de formations étrangères en France.  OMT-France est une jeune association qui vise à regrouper les kinésithérapeutes s’intéressant et/ou pratiquant la TMO, afin de devenir membre de l’IFOMPT à son tour. Mais seulement après 9 mois d’existence, OMT-France a pu bénéficier du statut de RIG (Registered Interest Group), ce qui signifie qu’elle a le regard bienveillant de l’IFOMPT pour devenir membre . Seule une association forte, représentant un grand nombre de kinésithérapeutes pourra lui permettre d’y parvenir d’où l’importance d’adhérer à l’association.

 

Il est important pour savoir bien reconnaître une formation en TMO. A ce jour, il n’y a aucun fellow français(c’est-à-dire ayant terminé un cursus de formation reconnu par l’IFOMPT). Cela signifie que pour le moment, seules les formations importées de l’étranger ou dispensées par des instructeurs étrangers sont valables. Dans les autres pays, pour pouvoir enseigner de la TMO il faut avoir validé son cursus de TMO ET un programme spécifique pour devenir instructeur. De nombreuses personnes se forment actuellement en TMO par le biais de cursus étrangers (cursus long américain, canadien, suisse), et l’un des objectif de l’association OMT-France sera soit de construire son propre programme de formation, soit de valider/labelliser  des formations de TMO, selon les standards de l’IFOMT. Ce dernier point est en cours de travail.

Donc à ce jour, les formations étiquetées « TMO », mais étant dispensées par des personnes n’ayant pas de cursus instructeur ne peuvent pas prétendre à utiliser ce terme. Dans la même logique, les personnes diplômées en ostéopathie ne sont pas habilitées à proposer des cours en TMO car l’ostéopathie est une profession (NDLR: un titre pour les MKDE) différente avec une autre philosophie de traitement.

OMT-France souhaite encourager le développement de la TMO en France, n’est pas fermée à la création de nouveaux cursus de formations, mais pour pouvoir enseigner la TMO, il faut avoir suivi un cours complet, être habilité à l’enseigner selon les standards de l’IFOMPT. La période de transition sera complexe, mais d’ici plusieurs années nous pouvons espérer avoir un/des programmes de formation(s) françaises.

 

En TMO, le raisonnement clinique, à partir de tests précis, dans une logique précise, est très poussé. Penses-tu que ce soit compatible avec une pratique libérale de la kinésithérapie comme elle est actuellement pratiquée en France (AMS 7,5, 30min par séance)?

Peux-tu nous expliquer comment se passe ta pratique avec tes patients à ce sujet?

Bien sur que c’est possible.

Comme la plupart des adhérents d’OMT-France, je vois un patient par demi/heure, sauf pour la première séance où j’essaie autant que possible de prendre une heure pour faire le bilan (et souvent ça ne suffit pas!). Arnaud Durand de la commission représentation, a élaboré un code de conduite pour les membres d’OMT-France, qui stipule notamment que l’on ne peut pas prendre plusieurs patients simultanément, gage d’une certaine qualité de soin.

« Evidemment, comme nous sommes payés à l’acte, fatalement la rémunération atteint un plafond, mais c’est un autre débat, nous n’avons pas tous les mêmes objectifs. »

D’ailleurs, cette commission travaille sur la reconnaissance de la TMO par les instances supérieurs et plus nous serons nombreux dans l’association, plus il sera facile d’obtenir une avancée sur ce plan là.

 

J’ai eu l’occasion d’assister à ton témoignage aux JFK sur l’organisation de ces Journées Françaises de Kinésithérapie auxquelles tu as participé activement en tant que membre du conseil d administration de l’association OMT France. Qu est-ce que cette expérience t’as apportée ?

Effectivement, avec Josué Gan et Patrick Colné, nous avons eu la chance de pouvoir intégrer le Comité d’Organisation des JFK pour l’édition 2015. Il s’agissait d’une première pour les JFK. En effet, 5 associations partenaires de la Société Française de Physiothérapie (SFP) on eu la possibilité d’organiser leur congrès annuel au sein du plus gros congrès scientifique de kinésithérapie français, grâce à son soutien logistique.

« On m’aurait dit que je ferai partie de ce comité d’organisation il y a 4 ans, je ne l’aurais pas cru ! Certes, cela a demandé beaucoup de travail mais le retour sur investissement a été tout aussi grand. »

Je suis très heureuse d’avoir participé à cette organisation, car j’ai énormément appris. Il s’agissait du 1er Congrès d’OMT-France, et nous avions la possibilité financière de faire venir des intervenants de haut vol, comme Timothy Flynn.

« Un souvenir incroyable est d’aller, avec Lucie Perrin (membre active de la cellule communication), passer la soirée, veille du congrès avec ce clinicien mondialement reconnu. Mon anglais étant encore très limité sur le plan oral, Lucie a géré la situation avec succès et nous avons passé une excellente soirée ! »

Cette expérience m’a permis de rencontrer d’autres personnes, d’autres associations partenaires (AFMcK, GEMMSOR, SFRE, GI douleur, etc.)  très impliquées dans leur domaine. Ce type d’ambiance permet de recharger les batteries, c’est très stimulant, j’adore !

J’en retiens aussi un grand respect pour la SFP et les personnes qui y investissent une grande partie de leur temps, et qui ne souhaitent qu’une chose : regrouper la profession autour de valeurs communes, comme développer la recherche en kinésithérapie pour améliorer la qualité de soin.

 

Cette expérience n’a pas eu raison de ta motivation et tu es toujours dynamique au sein de la jeune association qu’est OMT-France. Peux-tu nous parler du fonctionnement cette association et ce qu’elle apporte à ceux qui y adhèrent?

Je suis suis pas la seule, et nous sommes tous aussi impliqués pour notre cause. Je fais partie de la cellule communication, qui a pour but de rendre visible OMT-France.

OMT-France signifie Orthopaedic Manual Therapy. Cette association est résolument tournée vers l’international, pour montrer à l’IFOMPT et ses pays membres que la France se réveille et souhaite à son tour devenir membre. Mais elle est, avant tout, créée pour ses membres, sans lesquels rien n’est possible.

En effet, OMT-France est une association qui a pour but premier de promouvoir la TMO auprès des kinésithérapeutes, des professionnels de santé et des patients.

En tant qu’association partenaire de la SFP, l’adhésion à OMT-France permet une adhésion automatique à la SFP (www.sfphysio.fr) et donc un accès à la Cochrane Library. La cotisation permet aussi un accès à la version numérique du JOSPT (Journal of Orthopaedic and Sports Physical Therapy).

OMT-France possède 4 cellules de travail : communication, scientifique, représentation et administration.

La cellule communication représentée par Ludovic Zerbib et dont je fais partie, a élaboré des tryptiques d’informations sur la TMO pour les professionnels de santé, un autre pour les patients ainsi qu’une affiche. Ces éléments font partie du « pack numérique », à disposition des membres à jour de cotisation. Le site internet est régulièrement mis à jour de nouvelles informations par Lucie Perrin.

La cellule scientifique, représentée par Nicolas Savouroux, est aussi très active. Elle est à l’origine de la traduction de guidelines du JOSPT que tu as d’ailleurs relayé il y a peu. Ce sont des recommandations de bonnes pratiques de pathologies courantes rencontrées en cabinet. Ces traductions sont disponibles sur la lombalgie, la cervicalgie, la douleur de hanche et la tendinopathie achilléenne, en téléchargement sur le site.

Chaque cellule est dirigée par un membre du CA, et est ouverte aux membres désirant s’impliquer davantage dans la vie de l’association.

 

Ton équipe est en pleine préparation de la prochaine JTMO, peux-tu nous en parler?

Effectivement, tous les ans, OMT-France organise un événement pour rassembler les membres et permettre les échanges. Désormais, une année sur deux aura lieu le congrès d’OMT-France lors des JFK, et l’autre année nous organisons les Journées de la Thérapie Manuelle Orthopédique (JTMO).

La prochaine JTMO «A la croisée des pratique » aura lieu les 23 et 24 janvier prochain, à l’IFMK de Lille.

Le Comité d’Organisation est composé de 3 membres du CA (Lucie Perrin, Aurore Mambriani notre chère trésorière et moi) ainsi que des membres d’OMT-France ayant répondu à l’appel à communication : Thibault Desjardins, Bruno Vandenbrande, Jean-Christophe Nicolas, Gabriel Aknine, Franck Nicolas, David Mercier, Jérôme Fallavolita, Serges Ollivares, Youssef Rahou El Bachiri, David Granda et Axel Lardoux.

Nous attendons des intervenants nationaux et internationaux dont un invité de prestige : Peter O’Sullivan qui fera un workshop (journée de formation) le lundi 25 janvier. Il s’agit d’un physiothérapeute australien spécialiste et Professeur à l’Université de Curtin, dans le musculo-squelettique (les australiens ont un cursus très avancé en TMO, et il y a peu de spécialistes, ce mot n’a pas la même valeur qu’en France). Il fait des conférences et est extrêmement connu dans le monde entier, pour son expertise sur la lombalgie.

Dans les autres intervenants étrangers, il y aura Jo Nijs, un autre très grand clinicien belge spécialiste de la sensibilisation centrale de la douleur. Il est l’auteur de nombreuses publications scientifiques sur le sujet et partagera avec les participants l’application clinique de ses recherches sur l’explication de la douleur centrale. Ensuite, Vincent Dewitte et son équipe belge déjà présents au JFK, nous proposerons des ateliers pratiques de sa masterclass sur les cervicalgies mécaniques, ça sera du pratico-pratique ! Pierre Fisette, futur instructeur Maitland de Suisse proposera lui aussi un atelier. Nous aurons aussi des intervenants français comme Jean Mougel de l’équipe PEDro qui dirigera un atelier « comment poser une question PICO ?». Puis Thomas Osinski du Groupe d’Intérêt de la douleur de la SFP  parlera de Graded Motor Imagery (GMI), et enfin il y aura Frédéric Froment et Josué Gan, membres du CA d’OMT-France et préparant respectivement un doctorat aux Etats-Unis et un Master à Zurich (bravo à eux!).

Par ailleurs, nous allons proposer un parcours « débutants » pour les personnes qui ne sont pas du tout formés en TMO, mais qui sont curieux sur le sujet et/ou qui réfléchissent à démarrer un cursus. Des courtes présentations seront faites par le CA ou des membres d’OMT-France sur les bases de la TMO : mécanismes de la douleur, l’Evidence Based-Practice, le raisonnement clinique, le concept de l’irritabilité,la neuro-dynamique, etc.

 

Actuellement, nous vivons de gros chamboulements dans notre profession avec une mise en avant de l’Evidence Based Practice (d’esprit anglo-saxon) alors qu’historiquement la France a toujours compté sur son French-Flair plutôt latin. Selon toi, notre profession et notamment la pratique professionnelle doit-elle passer au tout scientifique?

Cette question est très intéressante, car elle illustre un « reproche » souvent fait aux adeptes de l’EBP. Et souvent, ce sont ceux qui ne savent pas ce qu’est l’EBP qui font ce genre de réflexion et c’est bien dommage pour eux. On entend souvent dire que en étant trop scientifique on oublie le patient et le savoir-faire du kinésithérapeute.

L’Evidence Based Practice est l’association de 3 principes fondamentaux : les données issues de la recherche, l’expertise clinique (expérience du praticien) et les valeurs/attentes du patients.

Elles sont indissociables, et il est faux de dire que l’on oublie le patient lorsqu’on a une approche EBP, puisque c’est exactement l’inverse. Le contexte bio-psycho-social est aussi important que les déficiences et limitations d’activité.

De plus en plus d’études incluent ces composantes et montrent que le son rôle dans les douleurs chroniques (ou même aigues) est primordial. D’ailleurs, la TMO essaie au maximum d’intégrer les implications cliniques liées aux neurosciences qui sont en pleine expansion ces 10 dernières années. Certains types de douleurs nécessitent une éducation à la neurophysiologie de la douleur, puisqu’on s’est aperçu qu’en expliquant aux gens comment fonctionne la douleur chronique, cela permettait de la diminuer et donc c’est un traitement en soi.

Vidéo traduite par Yannick Barde-Cabusson, MKDE.

 

La recherche clinique est un moyen pour évaluer nos pratiques et les améliorer.

On entend souvent dire « tant que ça soulage mon patient, c’est le plus important, peu importe comment on y arrive ». Mais ce n’est pas acceptable d’entendre ce discours de la part d’un kinésithérapeute. Notre profession est régie par un code de déontologie, et chaque kinésithérapeute se doit de proposer le meilleur soin disponible, et ce, en fonction des données actualisées de la science. On entend aussi souvent « qu’être EBP » c’est être sectaire (peur de l’inconnu ?). Mais au final, en pratiquant une technique/méthode non éprouvée scientifiquement, on se retrouve soit même en position sectaire, puisque l’on ne souhaite pas remettre en question ce que l’on sait/pratique depuis X années.

 

Au delà du fait que cela rend le travail encore plus passionnant pour le kinésithérapeute lui même, et que ça rend le soin plus efficace pour le patient, je pense aussi qu’on ne pourra pas faire avancer notre profession sans améliorer et faire valoir nos compétences. Cet appui scientifique nous permettra d’être plus crédible auprès des médecins, des patients, et des instances supérieures pour pouvoir obtenir des avancées.

 

Comment vois-tu l’enseignement des futurs kinésithérapeutes? La TMO peut-elle un jour intégrer les IFMK?

La TMO est un approfondissement du champ de compétence des kinésithérapeutes, c’est un cursus qui doit être réalisé après le diplôme, en formation continue donc ce n’est pas son intérêt premier.

Cependant il serait tout de même intéressant pour les étudiants d’y être initié, ou du moins avertis de la manière de se former après le diplôme.

Il y a des concepts et des principes de traitement compatibles avec une formation initiale comme : le raisonnement clinique, les mécanismes de la douleur, les grades de mouvements de Maitland, les tests neurodynamiques simples, etc. D’autant plus que l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a récemment reconnu la compétence des kinésithérapeutes pour la pratique de la manipulation, même s’il est précisé qu’il doit être formé pour cela. Dans certaines écoles, il y a déjà des cours d’initiation mais cela reste anecdotique.

 

Merci Sophie du temps que tu m’as accordé.

 

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4 Comments

  1. Article trés interesant comme ton blog qui permet une ouverture su r un monde de la kinésithérapie qui bouge et n’est pas sclérosé dans ses ancines démons.

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