Diagnostiquer une infection sur une PTG ou une PTH

Notre rôle de kinésithérapeute, hormis brancher des électrodes, peut être de repérer des signes infectieux notamment le premier mois après l’intervention sur PTG ou PTH.

Recommandation de la HAS:

Une recommandation de la HAS va dans ce sens:  Prothèse de hanche ou de genou : diagnostic et prise en charge de l’infection dans le mois suivant l’implantation

logo HAS

L’infection sur prothèse dans le premier mois suivant son implantation est une URGENCE, elle nécessite une stratégie de diagnostic et de prise en charge optimale, pluriprofessionnelle comprenant au moins un chirurgien orthopédiste, un médecin infectiologue et un microbiologiste.

Qui est concerné?

Les signes infectieux doivent être enseignés au patient, à l’entourage et doivent être maîtrisés par tous les professionnels de santé. C’est à ce moment là que l’on intervient dans l’histoire.

Signes d’alerte:

Michèle Delaunay, députée du bordelais, sait que nous sommes proches des patients, ainsi lorsque vous branchez les électrodes sur les cuisses de vos patients, vous pouvez en profiter pour surveiller les signes d’alerte relatifs à une possible infection précoce:

  • Incidents cicatriciels (persistance ou apparition d’une inflammation locale ; absence et retard de cicatrisation, désunion, nécrose, tout écoulement même non purulent) ;
  • Réapparition ou aggravation de la douleur locale postopératoire ;
  • Dégradation de la récupération fonctionnelle ;
  • Épanchement douloureux (pour le genou) ;
  • Présence de signes généraux (fièvre, frissons).

 

Quelle est donc la conduite à tenir en tant que kinésithérapeutes?

Le kiné doit donc prévenir le monde médical en présence d’un ou plusieurs de ces signes, en cas de doute n’hésitez pas à prendre votre téléphone pour appeler le médecin traitant. Le médecin en général accepte de recevoir le patient entre deux consultations.

En cas de forte suspicion ou de signes très évocateurs, il est souvent plus rapide d’appeler directement le chirurgien orthopédique ayant opéré le patient.

Si vous n’arrivez pas à vous faire entendre, rédigez une lettre reprenant les signes d’alerte qui vont font penser à une infection précoce et envoyez votre patient aux urgences dans les heures qui suivent votre diagnostic.

 

Voici la conduite à tenir pour le médecin:

Le diagnostic clinique peut être évident en cas d’écoulement purulent ou d’abcès.

En cas de signes cliniques évocateurs ou de doute, la ponction articulaire en conditions optimales d’asepsie et d’acheminement des échantillons est essentielle, notamment pour le diagnostic microbiologique.

Dès que le diagnostic est posé avec certitude ou forte suspicion, le traitement devient une urgence médicochirurgicale.

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2014-03/rbp_synthese_prothese_infectee.pdf

Algorithme PTH PTG

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